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Interview : Terre des Sames

Paysages de Laponie Paysages de Laponie

Voici une interview d’Annette et Pascal, créateurs de « Terre des Sames ».

Vous avez monté une agence locale spécialisée sur la Laponie Suédoise, basée à Kiruna au nord du cercle polaire, avec une forte influence de la culture Same dans les séjours proposés, et un fort accent sur le tourisme responsable dans la création de vos séjours. Une philosophie que je trouve très intéressante et qui se rapproche des valeurs que j’essaye de défendre à mon échelle.

Pourriez-vous vous présenter ?
Pascal : Passionné depuis toujours par la nature, j’ai grandi en forêt de Fontainebleau (ndlr : c’est chez moi ça !!!), un endroit magique pour moi. Dans la forêt, j’ai appris l’observation, l’écoute, la patience, humilité, et bien sûr, comme j’aime le contact avec la roche, j’ai appris l’escalade, qui participe au développement de la confiance en soi.
Tout ceci m’a préparé à la haute montagne. J’ai effectué diverses ascensions dans les Alpes. En Afrique, où j’ai fait plusieurs voyages archéologiques au Sahara, l’ascension du Kilimandjaro a été une expérience extraordinaire.
A un moment de mon parcours dans l’industrie, une remise en question s’est imposée. Mes expériences de randonnées, de haute montagne, mes différents voyages, conduisaient vers quelque chose qui me ressemble.
Notre séjour d’un an en Laponie suédoise, les centaines et centaines d’heures d’observation des aurores boréales, tout ceci nous a amené à la création de Terre des Sames.
Annette : Très jeune, mes parents m’ont fait découvrir la mer, la montagne et les beautés de la France. La découverte des montagnes d’Auvergne a nourri mon enfance et dirigé mon avenir. C’est dès cette époque que j’ai décidé de vivre en montagne. Et quand à l’âge de 11 ans, le Mont-blanc fut devant moi, quand j’ai regardé les cordées faire l’ascension du Mont-Blanc du Tacul, jʼai su que jʼy viendrai…
Quelques années plus tard, je me suis installée dans le merveilleux massif de lʼOisans, où j’ai commencé ma vie de montagnarde. Ce fut une approche progressive, de la moyenne montagne vers la haute montagne, souvent en compagnie d’amis gardes moniteurs au parc national des Écrins. Toutes ces randonnées, ces ascensions, m’ont appris la montagne, l’endurance, la persévérance, l’esprit de groupe aussi. Mais au-delà de la montagne, au-delà du sommet, il y a soi-même, il y a la contemplation, il y a l’univers

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Que faisiez-vous avant, et qu’est-ce qui vous a donné envie de partir en Laponie et d’y développer Terre des Sames ?
Notre séjour d’une année ici a largement contribué à créer Terre des Sames. Le calme, la puissance de la nature, le peu habitants au km². L’hiver est absolument extraordinaire. Il n’y a pas de mot. Il faut le vivre. Il arrivait que des élans viennent se reposer dans la cour de la maison. Au début c’est surprenant, ensuite on s’habitue, on observe, on apprend. Parfois nous avons des lumières quasi magiques, surtout en novembre et janvier. Les ambiances sont très particulières aux approches de la nuit polaire, ou dès qu’elle s’éloigne. Le spectacle des aurores boréales est indescriptible. Il faut le voir au moins une fois dans sa vie.

Avez-vous toujours été passionné de régions nordiques ? Quelles autres voyages avez-vous effectué ?
Annette : Je n’ai pas voyagé si souvent, mais je me suis toujours sentie en partance. Il y a eu la Réunion où j’ai découvert l’univers fascinant du monde volcanique, ou encore l’ile Maurice. Et puis bien sûr, des incursions diverses dans les Alpes suisses et italiennes, puisque vivant non loin de ces frontières. C’est tout naturellement qu’à partir de ma fascination pour les glaciers, mon attention s’est tournée vers les milieux polaires, où l’on trouve des similitudes avec la montagne. Mon premier voyage en Laponie date de 1986. J’ai été très marquée par les Grands Espaces, par les fjords, par les côtes sculptées par les vents et la glace, par les formes des montagnes. Surprise même, de me retrouver fascinée par l’ambiance que l’on peut ressentir dans les marécages immenses et plats de certains lieux de la Laponie intérieure. Et bien sûr, découvrir la culture sami a été un point majeur également. S’imaginer la vie des Sames dans ce climat, avant leur adhésion au modernisme à travers la colonisation scandinave, est vraiment très impressionnant. Quel pouvoir d’adaptation ! Pendant plus de 10 ans, nous avons sillonné le Sápmi du nord, et plus particulièrement les côtés suédois et norvégien.

Pascal : Le voyage est pour moi synonyme d’ouverture, de découverte. Aller voir ailleurs comment le soleil se couche, ou pas 🙂
C’est l’Afrique qui m’a d’abord interpelé et c’est en Afrique que j’ai fait mes premiers voyages. Le nord est venu plus tard, et après la chaleur du Sahara, ce fut le froid de la Laponie. D’autres sensations, d’autres lumières, d’autres ambiances, pour un autre regard. Souvent des similitudes.
A chacun de nos voyages mon intérêt pour ces contrées nordiques s’amplifiait. Approfondir une région, un secteur, permet de le comprendre et de l’apprécier.
Pour moi qui m’intéresse à histoire et à l’évolution de la Terre, la Laponie est un livre ouvert, avec quelques réponses, et encore beaucoup de questions.

Pourriez-vous nous parler de votre métier ? Quels sont les points positifs, et les inconvénients ? Quel est le rapport avec les clients ?
Notre métier est très varié, allant du marketing à la vente, du travail de bureau à celui de guide touristique, de la reconnaissance sur le terrain à la création définitive du circuit…
Un métier riche en échanges, en relationnel. En apprentissage aussi. Un métier où il faut savoir composer avec ses partenaires, créer un climat de confiance. Il faut savoir être à l’écoute des besoins du client pour y répondre au mieux. Créer un climat de convivialité, de détente.
En fait le travail de préparation est important. Il faut aussi être attentif à la qualité. Se trouver à la tête d’une entreprise est quelque chose de très prenant. Chacun le vivra d’une façon différente selon sa personnalité.

Pouvez-vous nous raconter une journée type, avec des « touristes »?
L’expression «journée type» enferme un peu la vision.
En effet, les journées diffèrent selon les saisons et les programmes. L’hiver la préparation pour sortir en raquettes par exemple est un peu plus complexe et plus longue que la préparation d’une randonnée estivale.
La journée débute de toutes façons par un copieux petit déjeuner, comme partout en Scandinavie. C’est un vrai buffet ! Köttbullar, harengs à toutes les sauces, saucisses, fromages, confitures et autres délicatesses viennent enrichir les papilles 🙂
Sans oublier bien sûr le café, très important ici.
Ensuite nous nous préparons et partons selon l’activité prévue. Parfois il peut y avoir un cours transfert en minibus. Dans le cadre d’une randonnée par exemple, nous laissons une grande place à l’observation, au partage, à la photographie, à l’espace de chacun, tout en respectant les temps impartis à la sortie.
Le midi, le pique-nique se prend généralement à l’extérieur, soit dans la nature, soit dans une kåta selon le programme du jour. Nous racontons la vie ici, dans le Grand Nord, la culture sami. Glaciologie, géologie ou archéologie peuvent faire partie des thèmes abordés.
De retour à l’hébergement, il est possible de se relaxer au sauna. Le dîner s’effectue au restaurant de l’hébergement.
Nous proposons en option des soirées randonnées sous le soleil de minuit, ou dans le jour permanent, ou encore pour observer les aurores boréales selon les époques et les conditions météorologiques. En général, ces sorties se déroulent dans des endroits exceptionnels et sont inoubliables. Par exemple en hiver, marcher de nuit dans la taïga, s’élever jusqu’à un petit sommet, et dans un silence immense, contempler les aurores boréales, allongés sur une peau de renne. Ou en été, contempler le soleil de minuit depuis un sommet, et aussi loin que porte le regard, l’immensité du Sápmi…

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Pouvez-vous nous parler de la vie en Laponie, est-elle agréable ? Quelles différences avec la France ? Est-ce que les Sames sont accueillants ?
La vie en Laponie est une vie dans le calme. C’est un contact fort avec la nature. En fait, on vit au rythme du climat, au rythme du jour permanent ou de la nuit polaire, des aurores boréales ou du soleil de minuit. C’est vraiment très spécial. L’organisme en fait s’adapte à ce rythme (ndlr : et là j’ai très envie de rebondir sur mon article sur le froid et le chaud). On remarque une plus forte tendance à l’endormissement pendant la nuit polaire. A contrario, pendant le jour permanent, on a envie de profiter un maximum, comme si notre horloge biologique se mettait au rythme du soleil. Il faut alors se structurer et se reposer, même si le soleil brille dans la maison !

En hiver c’est plutôt le repli, les gens sortent peu, se couchent tôt. La nuit polaire limite les déplacements dans la nature. Bien sûr il fait froid. Un froid très sec, qui assèche l’organisme. Il faut prendre soin de s’hydrater régulièrement. Les températures dictent aussi les choix et les temps de sorties. Les variations sont parfois très rapides et importantes. Il faut alors être en mesure d’y faire face.
Dès le mois de mars la durée du jour s’allonge considérablement. Selon les hivers, les températures peuvent encore être vraiment très froides.
En avril, c’est le retour des oiseaux migrateurs. On sent que la saison bascule. On le vit comme un renouveau.
Fin avril, le jour permanent s’installe. C’est vraiment très agréable à vivre. Puis vient le soleil de minuit, vers la fin mai à la latitude de Kiruna.
En ville, c’est très différent d’une ville française. Il y a beaucoup d’espaces verts, la ville de Kiruna se traverse de part en part en utilisant des chemins piétons, même en hiver.
Il y a peu de voitures en comparaison avec la France. C’est véritablement une ambiance Grand Nord. Par contre il y a peu de boutiques.
Côté sécurité, on peut quitter son domicile en le laissant ouvert, ou même laisser ses clés sur la voiture sans crainte. C’est très appréciable.
Il faut espérer que cela dure encore longtemps, car les habitudes changent. Nous sommes à même de le remarquer.

Quelles sont les différences été/hiver, et les meilleures périodes pour venir ?
Le meilleur moment pour venir en Laponie ? Tout dépend de ce que l’on recherche.
L’hiver ou l’été sont deux mondes totalement différents. Avec chacun leurs attraits. L’automne est beau, mais fugitif. Disons que mars/avril sont intéressants pour la durée du jour, et souvent bien ensoleillés. Novembre, janvier et février sont intéressants pour les ambiances et les couleurs. Par contre les jours sont courts.
Et fin juin et juillet pour l’été, jusqu’à début août. Ce qui offre de nombreuses possibilités.

Comment s’est passé votre intégration dans ce pays scandinave ?
L’intégration ? Vaste sujet. Il faut être patient, tolérant, être là, ne rien attendre. Apprendre la langue du pays, bien sûr. Au départ nous avons fait face à l’isolement, à l’indifférence, à la curiosité aussi. Cela n’a pas été facile. En fait, nous faisons un peu comme en France, et nous participons aux événements culturels qui nous intéressent. Cela peut aller de la conférence, à une fête, une expo, un concert, ou un événement sami. Nous sommes toujours acceptés et même très bien accueillis là où nous nous présentons. Que ce soit par les suédois ou par les sames. Les gens apprécient que nous nous intéressions à eux, à leur histoire, à leur culture. Ils sont contents que nous apprenions leur langue. Peu à peu, nous avons créé un petit réseau de connaissances avec des personnes intéressantes, en tous cas de notre point de vue. Tout cela prend du temps, et nous faisons encore l’objet de curiosité. Ici, nous sommes «les français».

Quelles sont pour vous les différences culturelles entre la France et la Suède, voir entre la Laponie et la Suède ?
Les différences culturelles entre la France et la Suède sont considérables.
Nous français, sommes des latins, plus exubérants que les suédois. Certes, il existe une différence entre le nord et le sud de la Suède. Par exemple les suédois du sud sont beaucoup plus ouverts que les suédois du nord. Chaque pays a sa culture, ou même ses cultures, et nous devons nous adapter aux différences, les respecter, même si parfois, nous sommes interloqués. De plus, Kiruna est un microcosme très particulier en Suède.
Kiruna n’est pas la Suède. C’est ce que l’on nous a toujours dit ici.
Ensuite, parler de différence culturelle entre la Laponie elle-même et la Suède aborde un sujet très spécial et sensible, puisque le Sápmi est un territoire colonisé par les Scandinaves et les Russes. Il est donc plus juste de parler de différences culturelles entre les différentes populations qui habitent ce territoire. Et cela, c’est une découverte de tous les jours.

Faune Lapone

Faune Lapone (c) Terre des Sames

Les Sames et les rennes

Les Sames et les rennes (c) Terre des Sames

Les Sames

Les Sames (c) Terre des Sames

Les Sames

Les Sames (c) Terre des Sames

Les Sames

Les Sames (c) Terre des Sames

Comment est né Terre des Sames ?
Terre des Sames est née de plusieurs aspects. L’envie de créer quelque chose qui nous ressemble et qui apporte aux autres en terme de découverte et d’enrichissement. Du constat aussi que nombre de francophones rencontrés lors de nos voyages ou de notre séjour d’une année ici, pensaient qu’il y a peu à voir ou à découvrir dans cette région. De la considération que certains hésitent à venir à cause de la langue. Les francophones qui ne maîtrisent pas l’anglais se trouvent exclus des informations. Nos prestations en langue française sont donc très appréciées. Parce qu’aussi, nous sommes très sensibilisés au peuple sami, le seul peuple premier d’Europe, et qui se bat pour pouvoir exister. L’hiver, quand nous rencontrons un éleveur de rennes qui nous reçoit en costume traditionnel pour nous expliquer sa culture, ce n’est pas du folklore à touristes. C’est participer au partage et à la pérennisation de sa culture et de son activité. Il faut vraiment en avoir conscience.

Que propose Terre des Sames, pourquoi passer avec vous plutôt qu’avec une agence plus classique (ou même spécialisée dans les régions polaires, mais basé en France)
Nous sommes une entreprise de tourisme suédoise, enregistrée en Suède, et nous exerçons notre activité localement. Nous créons de toutes pièces les séjours et les activités journalières que nous proposons et guidons. Notre concept est basé sur la randonnée/découverte et les cultures locales, avec de petits groupes. Seul le séjour d’été aux îles Vesterålen propose peu de randonnées. Nous nous situons au niveau de la randonnée/découverte et non de l’exploit sportif, même si certaines randonnées peuvent être de l’ordre de 6 à 7h de marche. Prendre son temps, contempler, se ressourcer fait aussi partie de notre concept.Nous proposons une vraie parenthèse de vie à nos clients, pour qu’ils sortent de leur quotidien. Pas de préparation de repas. Le soir, les dîners sont pris dans les restaurants des hébergements, ce qui permet d’aborder la culture culinaire locale. Notre philosophie est orientée vers le tourisme responsable et le développement durable. Nous choisissons nos partenaires avec nos soins. Des entreprises familiales connues pour leur sérieux, et qui utilisent le plus souvent les produits locaux. Le respect de la nature et des populations sont des données majeures. Pas de cueillette, pas de traces derrière nous, être attentifs à ne pas déranger les animaux dont la survie est incertaine dans l’hiver boréal. Nous expliquons tout cela sur notre site internet.

Annette : Concernant le développement durable, je suis l’un des membres fondateurs de l’association «Un village, trois luttes» qui œuvre pour le Burkina Faso. Actuellement, l’association récolte des fonds pour un projet de lampes solaires pour l’école primaire du village de Koulwéogo/Tansogo. Le but est de donner de meilleures conditions d’études aux enfants, et de créer un emploi dans le village.
Pourquoi passer par nous plutôt que par une agence basée en France ?
Pour plusieurs raisons.
Parce que nous vivons sur place, et à ce titre, nous pouvons emmener nos clients dans des endroits magnifiques, seuls connus des locaux. Ceci dit, il faut aussi avoir présent à l’esprit que les endroits connus, le sont aussi à travers leur beauté. Et ils ne faut donc pas les négliger. Nous sommes toujours à la recherche de la randonnée qui apporte un plus, que ce soit au niveau de la beauté ou de l’intérêt culturel.
Parce que vivant sur place, nous sommes relativement bien informés sur ce qui se passe ici, sur comment est la vie dans le Grand Nord, comment vivent les gens au quotidien, comment se passe la nuit polaire, le jour permanent….
Parce que nous connaissons les structures hôtelières que nous proposons et nous suivons leur évolution.
Parce que nous partageons nos connaissances au plus près de la réalité. Que se passe-t-il à Kiruna ou dans les environs, et qui est intéressant à proposer, afin que nos clients vivent en temps réel des moments avec la population locale.
Parce que vivre ici apporte un service différent, un regard différent du guide qui arrive de France pour une semaine par exemple. Nous sommes plus proches du réel, comme nous nous plaisons à le dire.
Parce qu’aussi nous apportons des services en langue française, et à ce titre, tous les francophones intéressés par la nature, captivés par les Grands Espaces, désireux d’en apprendre plus sur le peuple sami, peuvent se retrouver autour de nous.

Est-ce difficile de monter une structure de ce type ? Plus facile depuis la Suède, ou la France ? Est-ce facile de se faire connaître ? Qui sont vos clients ?

Oui, c’est difficile de monter ce genre d’entreprise. Il faut être très motivé et très patient. On se sent très seul face à la bureaucratie.
Par contre d’un point de vue législatif, c’est plus facile en Suède qu’en France.
Créer une entreprise dans un autre pays n’est pas simple pour plusieurs raisons. La plupart du temps on ne connait pas les structures après desquelles s’adresser, les bonnes personnes à contacter, on ne maîtrise pas la langue. Sans parler de l’aspect «isolement» qui a valu pour nous. Kiruna est tout de même proche «du bout monde».
Il nous a fallu tout apprendre, accepter les «jeux de pistes», faire face à l’administration, travailler sans cesse le découragement.
Tout ceci a été assez épuisant en fait, et bien loin de l’essence de l’entreprise, à savoir la nature, la découverte d’une culture, le partage.
Ensuite se faire connaitre est un autre élément essentiel à l’entreprise.
Si notre présence à Kiruna est un plus pour les services à nos clients, elle est pénalisante pour notre marketing, puisque nous visons une clientèle essentiellement francophone, et que nous sommes loin de la France, de nos clients ou encore des agences qui seraient intéressées par notre concept. En fait c’est lors de salons spécialisés que nous pouvons faire le plus de rencontres et nous faire mieux connaitre.

Merci à vous pour avoir pris le temps de répondre à mes questions, je pense que beaucoup de personnes vont rêver devant ces histoires, j’avoue que me réveiller et trouver un élan endormi m’a réellement mis des étoiles dans les yeux. La #teamgivrés doit se dire qu’il semble faire tellement bon vivre en Laponie !!!

Pour terminer, quelques photos de Laponie, chez Annette et Pascal, les “Français” de Kiruna.

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Aurore boreale en Laponie

Aurore boreale en Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Randonnée en Laponie

Randonnée en Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

Paysages de Laponie

Paysages de Laponie (c) Terre des Sames

A propos Laponico (570 Articles)
Passionné des régions nordiques et scandinaves. J'ai plusieurs voyages à mon actif, en Laponie suédoise, norvégienne et finlandaise, ainsi que dans d'autres régions de ces pays. J'aime les grands espaces, la nature et je pratique le karaté et la course à pieds/trail. N'hésitez pas à me contacter.

6 Commentaires le Interview : Terre des Sames

  1. Meilleurs voeux pour 2016

  2. Christian, 1083 Mézières, Suisse // 3 janvier 2014 á 0 h 33 min // Répondre

    Mais oui,tout ceci est tellement vrai et Annette et Pascal sont de vrais connaisseurs de leur Laponie. Je les y ai connu durant mon séjour à Kiruna, de 3 ms, en 2011 et je peux vous assurer qu’ils connaissent mieux que personne leur région, la nature et les traditions locales. Bravo Annette et Pascale et j’espère encore vous rencontrer ce printemps si votre temps nous le permet. Toute mon Amitié !

    • Et ils sont très impliqués pour défendre les Sames, notamment avec les problèmes des compagnies minières qui veulent détruire la région. Très agréable d’échanger avec eux !

  3. Ouai, ok, je vois. J’ai juste envie de prendre mon sac à dos et de repartir en Laponie cet hiver. Et après tout, qu’est-ce-qui m’en empêche ?

    Mis à part ça, très belle interview d’un groupe de français très sympa, j’espère venir les voir un jour sur place pour discuter avec eux de notre passion nordique en commun ! Et pourquoi pas avec toi Nico ? Haha 🙂

    Léon
    keep-calm-and-have-a-krisprolls.com

    • Complètement d’accord ! Je pense en plus, que pour le projet #teamgivrés et la culture Same il y aurait énormément à apprendre…et bon, se réveiller avec des élans dan le jardin, j’en reviens pas !!!

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