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J’ai entendu pleurer la forêt : Michel Pageau, trappeur

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J’ai entendu pleurer la forêt – Michel Pageau, trappeur, de Françoise Perriot
Biographie chez Points, janvier 2010

Il y a des livres qui vous touchent, des livres qui vous font rêver. Il y a des personnes qui vous touchent, et qui vous font rêver, que vous admirez.
J’ai découvert Michel Pageau au détour d’une librairie de voyages, à Nantes. La couverture m’a de suite attiré, les couleurs, la quiétude du crépuscule, le grand nord tel qu’il me fascine. Avec cependant ce titre pessimiste, et cette forêt qui pleure, qui me faisait imaginer ce dont allait parler l’auteur, comme je l’ai souvent lu dans des ouvrages de nature writing américains, à savoir les coupes d’arbre à blanc, la destruction des forêts, et la pollution, qui petit à petit détruit ces magnifiques espaces.

Dans « J’ai entendu pleurer la forêt », il y a de ça, mais pas que. C’est l’histoire du jeune Michel, qui, cancre à l’école, préférait apprendre la vie dans la forêt, et parler aux animaux, les connaître, avec comme rêve de devenir trappeur. C’est naturellement qu’il en devint un, et l’un des meilleur, vivant de sa trappe et d’autres petits jobs, avec toujours comme leitmotiv de passer son temps dans la nature.
Sa vie va ainsi défiler, et son évolution va petit à petit l’éloigner de son métier de trappeur, dans le sens où le trappeur tue les animaux (avec respect cependant, je tiens à nuancer ce que certains pourraient penser), pour aller vers la sauvegarde de « ses » animaux (et non ces animaux), qui lui ont tout donné.
Un peu comme Grey Owl, qui dans « Un homme et des bêtes » (que je vous conseille vivement d’ailleurs) va devenir le plus grand défenseur des castors, qu’il tuait auparavant.
De castors il en sera question dans la vie de Michel Pageau, mais pas que : ours, lynx, élans, moufettes, Michel connait tous ces animaux, apprend leur façon de vivre, qui lui permit au début de les chasser avant de les sauver par la suite, en créant ce qui deviendra la « refuge ».
Lucide sur l’évolution de notre monde, tout au long du 20ème siècle, on apprend aussi l’évolution du canada, leur prise en compte de l’écologie, bien avant le reste du monde, et on rêve avec le petit Michel de vivre à sa manière, simplement, avec respect, d’un métier qui n’existe plus (où très peu).
« J’ai entendu pleurer la forêt » m’a donné aussi envie de revoir/relire « Le dernier trappeur » de Nicolas Vanier (si vous ne l’avez jamais vu, je vous le conseille aussi fortement).

Même si c’est peut-être trop tard pour vous procurer l’un de ces ouvrages/film, si vous aimez le grand nord, la nature, et êtes fascinés par les personnages hors du commun, le vie de Michel Pageau est vraiment intéressante, et le livre agréable à lire !

J'ai entendu pleurer la foret

 

A propos Laponico (568 Articles)
Passionné des régions nordiques et scandinaves. J'ai plusieurs voyages à mon actif, en Laponie suédoise, norvégienne et finlandaise, ainsi que dans d'autres régions de ces pays. J'aime les grands espaces, la nature et je pratique le karaté et la course à pieds/trail. N'hésitez pas à me contacter.

1 Commentaire le J’ai entendu pleurer la forêt : Michel Pageau, trappeur

  1. Je le note pour un prochain passage en librairie. C’est le genre de livre qui marque. Merci du partage 🙂

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