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Interview: Guide aux Lofoten, un job de rêve?

(c) Exploranor (c) Exploranor

Bonjour David,

Ancien guide en montagne, puis guide sur les îles Lofoten pour des agences importantes proposant des séjours dans les hautes latitudes, tu as créé ton agence de voyage spécialisée dans les Îles Lofoten, Exploranor, il y a un an. Il a aussi récemment mis en place un blog super intéressant avec de nombreuses info sur les Lofoten : http://www.rando-lofoten.net/

Pour avoir discuté un peu avec toi lors de la présentation d’Exploranor sur Escales-Nordiques, j’ai compris que nous avions au final des envies et une philosophie de la vie plutôt similaires (et des envies de ma part qui rejoignent celles qui t’ont faite évoluer) et tu as accepté de répondre à quelques questions qui j’espère donnerons envie aux personnes qui voudraient visiter les Lofoten de te contacter et d’aller visiter cet archipel qui a l’air vraiment magnifique.

1/ Pourrais-tu nous parler de ton parcours ? Que faisais-tu avant, et qu’est-ce qui t’a donné envie de partir aux Lofoten et d’y devenir guide, puis monter ta société ?

J’ai fait des choses assez variées avant de devenir accompagnateur en montagne. Après mon bac, j’ai travaillé dans le bâtiment (maçonnerie, restauration de vieux bâtiments) pendant quelques années, puis vers l’âge de 24 ans j’ai monté ma première boîte « les indispensables » qui vendait des couches en coton écologique (lavable) importées du Canada, ce qui à l’époque était quelque chose d’assez novateur en France. Ça a plutôt bien marché.
Je me suis lancé dans d’autres expériences commerciales par la suite qui n’ont pas toutes eu le même succès (import-export en Norvège, vente de vin en France, informatique, etc.).

A la trentaine je me suis dit que vu que l’on passe la majeure partie de sa vie à travailler, il serait peut être intéressant de me poser la question sur ce que j’aimais vraiment faire, mon idéal en quelque sorte. J’ai toujours aimé être dans la nature, j’ai grand plaisir à voyager et un goût prononcé pour les activités de pleine nature (randonnée, montagne, VTT, kayak), le métier d’accompagnateur me permettait de faire tout cela, alors j’ai foncé.

Les Lofoten ne sont venues que quelques années plus tard, j’avais vécu plusieurs années en Norvège à Bergen, lors de mon expérience dans l’import-export où j’y avais appris le norvégien et fondé une famille. De retour en France, quelques temps plus tard, mon diplôme d’accompagnateur en poche, j’ai eu une opportunité de travail aux Lofoten pour une grande agence française; je suis parti. Depuis 2004, je vis 6 mois par an aux îles Lofoten (de mai à septembre) et depuis 2012 j’y reviens également un mois en hiver pour guider des circuits en raquettes.
L’envie de partir aux Lofoten n’était finalement pas différente que celle qui me pousse à voyager à chaque fois que j’en ai la possibilité. Je suis parti sans a priori, ni connaissance particulière de l’endroit.

Je dirais, finalement que ce qui a été particulier avec les Lofoten, ce n’était pas mon envie de partir les visiter, mais l’envie que j’ai eu d’y rester. J’ai donc fait le nécessaire pour que cela dure en y travaillant et plus tard en créant l’agence de Voyage Exploranor.

2/ As-tu toujours été passionné de régions nordiques ?

En fait, comme tu l’auras compris je suis passionné avant tout de voyage et j’y consacre mon temps grâce à mon travail, mais aussi pour mon plaisir, dès que j’ai du temps libre.
Les premiers voyages dont je me rappelle – tout petit avec mes parents – furent en Europe (Italie, Grèce, Espagne, Allemagne et Scandinavie). C’est sans doute depuis cette époque que j’ai apprécié tout particulièrement le nord de l’Europe et en particulier la Norvège. Nous arrivions en été, du sud de la France brulante et pleine de touristes, dans des coins perdus avec des paysages grandioses et une fraîcheur vivifiante que j’aimais tant … Ainsi petit à petit, été après été j’ai découvert la Norvège des années 80 (qui se réveillait riche après tant d’années d’isolement) ; c’était un monde à part et quelque part ça le reste encore aujourd’hui. A l’âge adulte, j’ai découvert la Scandinavie en hiver et je ne sais toujours pas quelle est ma saison préférée, les deux sont tellement différentes et ont chacune leur beauté.

3/ Quelles régions nordiques as-tu visitées ? Quels voyages as-tu aussi fait ?

Dans le Nord de l’Europe, j’ai visité et travaillé en Finlande, en Suède et surtout en Norvège. En hiver, quand je ne guide pas des circuits raquettes aux Lofoten, je voyage en Asie et tout particulièrement en Inde dont il est impossible de se lasser. J’ai découvert récemment la Nouvelle-Zélande, qui a de nombreux points en commun avec la Norvège et qui lui dispute sérieusement la vedette dans mon « top 5 ».

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4/ Pourrais-tu nous parler du métier de guide ? Quels sont les points positifs, et les inconvénients ?

Je vois le diplôme d’Accompagnateur plus comme un permis de guider que comme un métier.
Il existe de nombreuses façons d’exercer le métier de guide en montagne. La plupart des guides ou accompagnateurs en montagne, sont sédentaires et exercent leur métier « à la maison » – c’est à dire sur un massif ou dans une vallée bien déterminée -. Ils accompagnent des groupes à la journée et ont chacun une spécialité (faune, flore, astronomie, géologie). On trouve des personnes qui viennent de tous horizons. J’ai rencontré lors des formations des anciens directeurs commerciaux, des profs, un architecte, des informaticiens, et le seul point commun qui relie tout ce monde, c’est qu’à un moment de leur vie ils ont décidé de travailler dans la nature. Il y a une autre catégorie de guides ou d’accompagnateurs en montagne, moins nombreux aujourd’hui, qui associent leur travail au voyage et qui partent guider des personnes aux quatre coins du monde. Cette catégorie disparaît principalement parce que les grands tours opérateurs emploient de plus en plus de la main d’œuvre locale, sous le prétexte vertueux qu’il faut que le tourisme profite aux populations locales, même si la plupart du temps leur vraie motivation est de profiter au maximum de cette même population locale en payant guides et personnels au tarif « local ». La deuxième raison vient des guides eux-mêmes. En effet il n’est pas simple d’avoir une vie sociale et familiale en France ou ailleurs quand on passe la plupart de son temps dans les recoins les plus perdus de notre planète. J’ai travaillé pendant des années dans cette deuxième catégorie et j’y travaille encore, même si aujourd’hui avec l’agence Exploranor je passe pas mal de temps devant un écran et moins de temps à guider des randonneurs.

Je travaille depuis toujours à mon compte puisque dès le début, j’ai pris le statut de guide indépendant et, pendant des années, j’ai conçu, organisé et guidé des circuits pour des agences françaises et étrangères. La grande différence aujourd’hui avec Exploranor, c’est que je vends directement mes circuits à travers ma propre agence de voyage.

Ceci me permet de faire des circuits beaucoup plus personnalisés mais aussi moins chers que les grosses agences, qui passent par des agences locales, et qui se rajoutent des marges copieuses au passage. Un autre grand avantage de la vente directe c’est que cela me permet d’être en contact avec les futurs voyageurs  et de monter avec eux leur circuit.

5/ Peux-tu nous raconter une journée type ?

En Norvège, une journée type commence par un copieux petit déjeuner à la fin duquel on prépare tous ensemble le pique-nique du midi. Puis on part pour la randonnée du jour parfois directement de notre hébergement, mais souvent après un court transfert en mini-bus, jusqu’au point de départ de la randonnée. En moyenne nous passons 8 h par jour à l’extérieur, dont 5 à 6 heures de marche. A midi – l’heure des repas est sacrée pour les Français – nous piqueniquons en pleine nature, dans de superbes endroits, et quand la météo le permet, le piquenique est souvent suivi d’une sieste entre les myrtilles. Le souper est toujours préparé en commun avec l’ensemble du groupe et les compétences de chacun sous la supervision du guide. Les soirées se finissent en général très tard, chacun voulant admirer le soleil de minuit en début d’été. En fonction des groupes, les soirées sont agrémentées de jeux de société (tarots, cartes, jeux de rôle, etc.) et d’anecdotes que chacun rapporte de ses différents voyages. Les réveils sont rarement aux aurores, car ici nul risque d’être pris par la nuit.

Si les compétences du guide en matière de sécurité et de conduite du groupe sont indispensables, ici aux Lofoten un bon guide ne doit pas s’en contenter car il passe en moyenne 8 à 15 jours avec ses clients et sa prestation ne se limite pas à amener en sécurité un groupe d’un point A à un point B. Il doit aussi s’assurer de créer une bonne ambiance dans le groupe et avoir un bon relationnel pour « arrondir les angles » quand c’est nécessaire afin de faire en sorte que chacun trouve sa place au sein du groupe.

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6/ Peux-tu nous parler de la vie aux Lofoten? est-elle agréable ? Quelles différences avec la France ? Est-ce que les « Lofotiens »(ça se dit ? ou les Norvégiens tout simplement ?) sont accueillants ? Comment s’est passée ton intégration dans ce pays scandinave ? Quelles sont les différences été/hiver, et les meilleures périodes pour venir ?

Je dis souvent aux futurs voyageurs, qu’il faut venir aux Lofoten pour ce qu’elles ont à offrir : un espace naturel formidable et préservé, unique en Europe. Si vous recherchez la tranquillité, de grands espaces où l’on peut évoluer sans autre contrainte que celles du relief, un climat frais et vivifiant, la combinaison rare de la mer et de la montagne, alors les Lofoten sont faites pour vous.
Si vous recherchez un tourisme plus « culturel », les divertissements qu’offrent les grandes villes et les soirées branchées, alors il serait bon d’opter pour une autre destination.

Les habitants des Lofoten, sont pour la plupart des pêcheurs. En conséquence, ils se promènent plus souvent avec une paire de bottes qu’avec des escarpins vernis. Si ils sont le plus souvent introvertis (leur mode de vie et leur isolement y est pour beaucoup), ils parlent presque tous couramment anglais, et si vous les poussez un peu en dehors de leurs retranchements naturels, vous risquez d’avoir du mal à les arrêter de parler. Donc à priori, il ne faut pas s’attendre à un accueil à l’italienne, mais ne vous fiez pas trop aux apparences non plus. Et puis inutile de les imiter dans leur réserve, soyez qui vous êtes quand vous voyagez ; ici ils vous apprécieront aussi pour votre différence.

L’intégration dans un pays est rarement comparable au fait d’être touriste dans ce même pays, car d’une part, certains aspects d’une société nécessitent du temps pour être compris, et que d’autre part le visage que vous montrent des individus est souvent différent sur une courte période que sur la durée.
L’intégration, c’est à dire non seulement le fait d’arriver dans un nouveaux pays mais surtout d’y rester et de s’y établir est un travail de longue haleine en Norvège pour la plupart des Européens et spécialement pour un Européen du Sud comme moi !

Il y a de grandes différences dans les sociétés de la vieille Europe comparée à celle qui s’est construite en Norvège. Ces différences proviennent à mon avis de divers facteurs qui sont :

1) L’isolement géographique
2) Les conditions climatiques rigoureuses
3) La grande pauvreté de ces régions (jusqu’à la découverte récente du pétrole et du gaz)
4) La religion luthérienne très puritaine
5) Des raisons historiques (la Norvège est restée sous domination étrangère pendant près de 700 ans !)

Toutes ces conditions souvent difficiles ont imprimé dans les gènes de cette société une certaine dureté et une grande réserve vis à vis de l’étranger (viendrait-il de la vallée d’à côté). Mais bien entendu cela ne se ressent pas quand on est uniquement de passage. Les habitants qui sont très fiers de la beauté du pays et très sensibles à la nature aiment le faire partager avec les touristes et les voyageurs. J’ai constaté avec le temps, que le meilleur « visa » pour atteindre le cœur des Norvégiens est d’apprécier la nature. La randonnée est vraiment un très bon moyen de se faire des amis ici et de dépasser les différences.

Comme je te l’ai dit au début, c’est vraiment difficile pour moi de départager l’hiver et l’été ici car j’apprécie autant ces deux saisons. Disons plutôt que pour commencer avec les pays scandinaves, il vaut peut-être mieux les aborder en été, c’est une saison plus « consensuelle » et puis il y a le soleil de minuit. Mais, si l’on n’a pas froid aux yeux (et de bonnes chaussettes en laine) je ne peux que recommander de venir ici en hiver. Surtout aux îles Lofoten, qui bénéficient somme toute d’un climat assez doux en regard de la latitude ! En plein hiver il fait rarement en dessous de -10°C sur les îles et c’est la pleine saison de pêche aux cabillauds. Sur la côte, l’activité bat son plein, avec des centaines de petits bateaux de pêche et des séchoirs en plein air recouverts de morues fort odorantes.
Les montagnes, nombreuses par ici, sont couvertes d’une épaisse couche de neige et c’est un magnifique terrain de jeu pour des randonnées en raquettes. De plus, les habitations (comme partout en Scandinavie) sont confortables et surchauffées en hiver, ce qui nous permet après avoir affronté des températures un peu piquantes en journée, de nous laisser « fondre » doucement à l’intérieur pendant les longues soirées d’hiver traversées par d’innombrables aurores boréales…

Alors disons qu’il y a deux meilleures périodes, en été ce sont les mois de mai et juin et en hiver ce sont les mois de mars et avril (du 15 décembre au 15 janvier il fait nuit tout le temps, avis aux grands dormeurs)

7/ Quelles sont pour toi les différences culturelles entre la France et la Norvège, voire les Lofoten et la Norvège ?

Difficile question, je ne voudrais blesser le « chauvinisme » de personne…
Entre la France et la Norvège, allez j’en vois une de taille, particulièrement dans mon travail : les Norvégiens n’ont pas peur de la pluie.
Entre les Lofoten et le continent norvégien (les Lofoten font partie de la Norvège) : un certain sentiment d’insularité qui fait que les habitants se considèrent avant tout comme des Lofoteniens, avant même d’être des Norvégiens (une île dans une île, en quelque sorte).

8/ Comment est née Exploranor ? Pourquoi passer avec toi plutôt qu’avec une agence plus classique ?

Exploranor est née comme beaucoup de choses d’une idée, l’idée d’être libre des contraintes commerciales des grands groupes qui dictent leur loi aux petits.
Exploranor est une agence locale basée en Norvège aux îles Lofoten. L’expérience de notre agence c’est avant tout celle de ses guides et fondateurs Franco-norvégiens. Magdalena, co-fondatrice de l’agence Exploranor, est norvégienne. Elle guide des groupes en montagne et crée les circuits avec moi depuis le début de l’aventure. En saison nous avons une équipe de guides dont certains travaillent avec nous depuis 8 ans sur la destination Norvège. Nous avons choisi de nous spécialiser sur la Norvège et tout particulièrement le Nord du pays car c’est une région que nous connaissons parfaitement et où nous pouvons réellement partager notre expérience et nos connaissances avec le voyageur. Enfin, et il suffit de faire un tour sur internet pour s’en convaincre, nous proposons des prix très raisonnables par rapport à la concurrence grâce à la vente en direct.

9/ Ton entreprise est-elle française, ou norvégienne ? Est-ce difficile de monter une structure de ce type ?

Exploranor est une agence de voyage française, même si notre camp de base est situé aux Lofoten. Notre structure est établie en France à Montpellier.
La France ne facilite pas la création de société et leur pérennisation à cause d’une lourdeur administrative considérable, et aujourd’hui par une politique fiscale plus que pesante ! De plus, la profession « d’agent de voyage » est extrêmement réglementée: elle nécessite une licence de tourisme délivrée par l’Etat, une caution bancaire et des assurances diverses et coûteuses  Mais je suis français et j’ai donc créé mon entreprise dans mon pays d’origine, même si aujourd’hui elle exerce exclusivement en Norvège où je suis également enregistré en tant qu’entreprise étrangère.
En réalité et malgré un certain nombre d’a priori, la Norvège a une politique très favorable à la création d’entreprise : ici il suffit d’une journée pour créer son entreprise, et les charges sociales et coûts administratifs, sont bien moins élevés qu’en France ! En fait d’après un classement récent la Norvège est le sixième pays européen où il est le plus simple et le plus avantageux de créer son entreprise. Alors je suis l’affaire de près et si les choses deviennent trop coûteuses ou compliquées en France, il sera toujours temps d’installer mon activité en Norvège.

Merci beaucoup David, je retiens pour ma part que les Lofoten semblent vraiment agréable (même si je le savais un peu et qu’elles font partis de mes destinations incontournables pour tout amateur de régions nordiques et scandinaves, et ton parcours est aussi assez atypique, et courageux, et il me donne envie de monter aussi un jour quelque chose en Norvège, Suède, ou encore Laponie.

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Village de Nusfjord

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A propos Laponico (570 Articles)
Passionné des régions nordiques et scandinaves. J'ai plusieurs voyages à mon actif, en Laponie suédoise, norvégienne et finlandaise, ainsi que dans d'autres régions de ces pays. J'aime les grands espaces, la nature et je pratique le karaté et la course à pieds/trail. N'hésitez pas à me contacter.

4 Commentaires le Interview: Guide aux Lofoten, un job de rêve?

  1. Boujour, super interview !!

    J’ai 18, je vis en Amérique Latine apres avoir longtemps baroudé durant mon enfance. Je viens d’avoir mon bac francais et j’ai horreur de la routine et des études dites standard et j’ai toujours eu l’idée de devenir guide de peche-guide nature. Je possede la nationalité Suedoise et j’avais l’envie de le faire en Suede ou en Norvege. Mais la pression de l’entourage, la peur de me lancer fait qu’ils subsistaient des hésitations chez moi.
    Je tenais a te remercier, ton interview m’a illuminé.
    Je veux définitivement faire ca, devenir guide de peche-guide nature !!
    Je tiens a préciser que c’est pas une idée saugrenues de ma part car j’ai une grande connaissance de la nature, notamment nordique.

    Merci!

    • Merci, ça fait plaisir 🙂
      Tu as raison de t’y mettre maintenant, faut vivre tes rêves, si en plus ils sont réfléchis, car une fois plus vieux et installé, c’est beaucoup plus compliqué !!!

  2. Moi aussi, bon, je t’avoue que je pensais déjà y aller un jour, car j’ai adoré la partie Tromso/Cap Nord, mais quand j’ai vu ses photos…

  3. Merci pour cette passionnante interview, qui me donne extrêmement envie de venir visiter la région!!

    Je ne suis allée qu’à oslo en Norvège (et encore, deux jours, c’est bien peu!) mais cela m’a donné envie de revenir pour venir explorer la nature norvégienne…

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